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 © Tous les textes et les dessins appartiennent à leurs auteurs ne pas s'en servir sans permission manuscrite (pour la plupart ils cherchent du boulot, pensez à eux, écrivez-nous)


Une des causes
du trou de la sécu

C'est dans le fondement même de la pensée judéo-chrétienne que se trouve sa perte.
Elie Zabaith - "Quelques réflexions au bord de ma piscine"

 

Comment j'ai creusé le trou de la sécu !

 

   Vieux masochiste cherche relation perverse avec personne de qualité  .

Je ne sais si c’est le terme vieux ou personne de qualité qui restreignit considérablement le nombre de réponses que j’ai obtenu en passant cette annonce dans des journaux spécialisés, toujours est-il que ce nombre avoisine le zéro comme Mérovée avoisine les champs catalauniques (ce genre de comparaison est certes un peu intellectuel, mais il est rendu obligatoire par le nécessaire travail d’un moteur de recherche drainant sur ce site un lectorat plus cultivé que l'ado-minable lectorat djeun habituel - NDLR).

Trèves de bavardages, n’étant point payé à la ligne mais pas du tout, je continue.

Comment remédier à cet état de fait, une habituelle réunion du jeudi avec d’autres masochistes ayant les mêmes buts que les miens mit bientôt fin à mes errements.

La réponse à ma quête se trouvait à deux pas de chez moi.

Hôpital Aétius -
consultation : andrologie
Professeur Théodoric
Jeudi de 14h à 16h.

Voilà l’homme qu’il me fallait. En fait, je l’appris plus tard, ce n’était pas un homme mais une fort belle femme : Isabelle Théodoric ancienne interne aux hôpitaux de Cluj (Roumanie). Mais qu’importe le sexe, la beauté, quand, comme moi, on doit assouvir son masochisme.

Je pris rendez-vous au secrétariat de l’hôpital pour le jeudi 20 mai. 3 mois d’attente, quel supplice délicieux que l’attente ! J’aurai pu prendre directement rendez-vous à sa consultation particulière dès le lendemain mais que voulez-vous, moi ce que j’aime ce sont les longs préliminaires.

D’ailleurs je vais vous en faire grâce, pour arriver directement au jour du rendez-vous.

J’étais convoqué vers 8 heures. À Maîtresse que vous êtes dure avec moi (mais c’est ce que j’aime), pourquoi me faire venir si tôt alors que vous ne me prîtes en main qu’à 11 heures trente. Est-ce pour imprégner mon esprit du spectacle de cette salle d’attente (de torture) peinte aux couleurs franchement lugubres et dans laquelle d’autres esclaves ressassaient leurs fautes, ou pour que mon corps et plus particulièrement mon dos profite des souffrances engendrées par cette chaise en plastique mou sur laquelle j’étais assis.

C’est avec un trouble certain que j’entendis gueuler mon nom par votre cruelle assistante, une ancienne blonde platine dont la froideur me remit à la place que je n’aurai jamais dû quitter en laissant la vacuité de mon esprit prendre le pas sur l’attente la plus fébrile.

 

- Cabine 12. Déshabillez-vous et attendez qu’on vous appelle.

La cabine sentait la sueur aigre et la vieille chaussette fermentée, elle était étroite à souhaits (tout ce que j'aime).  Difficile d’entamer un long et minutieux strip-tease sans ébranler les murs de contreplaqué contigus aux autres cabines.

Dans celle de gauche j’entendais nettement le souffle rauque d’une vieille femme essayant de remettre une gaine qu’elle venait difficilement d'enlever et maugréant contre l'administration qui se trompe toujours dans les noms et spécialités des médecins.

Dans celle de droite, rien personne. Son occupant et esclave venait de rentrer dans le bureau pour une séance d’infériorisation cérébrale. Empêtré dans mon pantalon, le coude coincé sous le portemanteau de la porte d’entée, je ne prêtais que peu d’attention à ces propos, ne cherchant pour le moment que la meilleure façon d’extraire mes jambes de mon pantalon sans ouvrir la porte donnant sur la salle d’attente. Peine perdue celle-ci s’ouvrit quand les vis fixant le loquet dans l’aggloméré massif de la porte cédèrent sous la pression de mon coude. La honte que j’ai éprouvé à ce moment-là, remisa toutes les précédentes séances que j'avais entretenues avec Maîtresse Cruella (une ex) au rang de bleuettes sentimentales.

Rougissant, à moitié nu, bredouillant quelques oraisons pour m’excuser auprès de mes concitoyens de mon attitude inqualifiable, je tentais de refermer cette huis par moi ouverte. Et c’est finalement quand j’y réussis que l’autre porte donnant sur son donjon s’ouvrit et que vous, Maîtresse Théodoric, apparûtes dans toute votre force.

- Vous pas encore déshabillé, qu’est-ce que c’est que cela ! Dépêchez-vous, moi ferme à midi.

Et c’est dans son bureau que, m’appuyant sur le dossier en skaï d’un fauteuil chromé, je m’extirpais de ce maudit pantalon.

- Aussi la chemise, vite !

Oui, Maîtresse. Mais aucun mot ne vînt. La découverte au fond du bureau de trois apprenties, en blouse blanche, l’œil égrillard, chuchotant des phrases que je pris pour des quolibets à mon égard, me laissa bouche bée.

- Bon, qu’est-ce qui amène vous me voir.

- L’âge, l’andropause, ma prostate, enfin vous voyez …

- Montez sur table et mettre-vous à quatre pattes, bien appuyer les épaules sur table. Et détendre-vous très fort.

On entrait dans le vif du sujet, toutes ces longues semaines d’attente allaient enfin être récompensées.

Nu, dans une position que l’on qualifierai volontiers d’indécente, j’étais le jouet soumis entre les mains de Maîtresse.

- Vous poussez fort !

Maîtresse officiait, entouré de ses 3 stagiaires. Distillant des explications dans le langage des initiés. Contrairement aux spaghettis qui mollissent à la cuisson, j’avais plutôt tendance à durcir. Les stagiaires vinrent à tour de rôle vérifier les dires du docte spécialiste qui reprît les choses en main dès que le dernier eut fini. Et c’est en continuant son exploration que le miracle de l’humiliation, de la honte et de la jouissance se répandit en une traînée blanche sur la serviette en papier recouvrant cette modeste table d'auscultation.

- Vous gros dégueulasse, encore plein de vie, pas d’andropause, pas problèmes prostate, vous foutre le camp tout de suite.

Et c’est la queue basse que je regagnais la, si exiguë, cabine 12. Non sans avoir repris mon pantalon.

Moins cher que Maîtresse Cruella, Maîtresse Théodoric est là, avec toute son équipe, pour vous recevoir dans les meilleures conditions, remboursées par la CMU pour les bourses modestes. Je la recommande le plus vivement possible à mes camarades masochistes.

Alain de Troyes

 

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